
Souvenez-vous : début 2007, un ouvrage intitulé l’Atlas de la Création, dans lequel l’auteur, Harun Yahya, tente de détruire la théorie évolutionniste de Darwin en affirmant, photos à l’appui – des photos qui se révélèrent être des trucages, après examen – que nos espèces contemporaines se retrouvaient déjà dans les fossiles et, donc, que l’évolution telle que décrite par les scientifiques est fausse, était massivement envoyé aux recteurs des universités de France et des écoles supérieures… Dans un premier temps, cet ouvrage avait été mis à la disposition des étudiants, puis retiré des rayonnages car considéré comme dangereux et ne correspondant pas aux programmes scolaires par l’ex Ministre de l’Education Nationale Gilles de Robien.
« Encore heureux !! » a-t-on envie de s’exclamer, mais la bataille contre le créationnisme est très loin d’être gagnée.
En effet, le 26 juin dernier, l’ancien député français et membre du Conseil de l’Europe, Guy Lengagne, a vu son rapport, intitulé « Les dangers du créationnisme dans l’enseignement », refusé et renvoyé en commission par l’Assemblée par 64 voix contre 46.
Un retour à l’obscurantisme du Moyen Age ?
Heureusement, le rapport en question devrait être de nouveau présenté, en octobre prochain, par la députée luxembourgeoise Anne Brasseur.
Espérons qu’il ne finira pas… brûlé sur un bûcher, cette fois…